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“L’affaire Tariq Ramadan”

Déconnectons de suite la tentation : pro ou anti Ramadan, la question n’est pas celle-ci.

Deux éléments peuvent attirer l’attention dans cette affaire.

  • D’abord une tentative d’affaiblissement et de binarisation du Droit à travers une entreprise de moralisation des problématiques, et donc une tentative de dénaturation de celui-ci par les médias de masse et l’opinion, tout comme l’affaire Dupond-Moretti semble le démontrer par ailleurs.

En effet, dans “l’affaire Ramadan”, en renvoyant la présomption d’innocence à un caprice bourgeois ou un folklore juridique soumis à la « necessité » de la morale médiatique et collective, nous assistons à une conception du Droit qui va dans le sens d’une simplification dangereuse de celui-ci.

Dans l’affaire Dupond-Moretti, la complexité du Droit, aussi bien dans sa partie technique que dans sa partie philosophique (égalité de tous devant les droits) à pu aller dans un sens similaire : “le Droit oui mais subordonné à “LA morale” naturelle et essentielle.

  • Second élément qui peut attirer l’attention : la transition faite entre les accusations d’agressions sexuelles à l’encontre de Tariq Ramadan, et son “islamisme” autrefois habillement caché et désormais prouvé et visible aux yeux de tous. Le curieux parallèle interpelle.

 

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