La science n’est pas la vie. Elle est l’incarnation d’une pensée limitée sur la vie.

Les acteurs de la recherche en sciences sociales mais aussi les demandeurs, doivent assimiler que les sciences ne sont que des caricatures archaïques et des modélisations grossières de la “vie”.

Les productions scientifiques sont des structures grossières et figées tirées d’éléments vivants, qui eux, sont en perpétuelle adaptation et en perpétuelle évolution.

C’est ainsi que ni les voies, ni les méthodes, ni les personnes, ni les partis ne peuvent prétendre à la vérité du fait, en outre, de leur tendance à vouloir se structurer durablement.

Qui plus est, de la “vérité” ou de la “vie”, nous n’avons que des connaissances incomplètes et décomposées.

La posture scientifique exige forcement de l’humilité du fait de cette condamnation au retard, de notre course pour rester en jeu, et de cette vision défaillante.

Redwane El Bahar

Doctorant en sociologie, je mène une thèse intitulée : "radicalité, radicalisme et radicalisation en lien avec un contexte islamique en France.

Cet article a 2 commentaires

  1. Et c’est encore plus vrai concernant les sciences prétendues exactes … ça fait un moment que la science a été dévoyée de son objectif de recherche de compréhension et de connaissance pour devenir une religion avec ses dogmes et avec des conséquences désastreuses. Le “scientisme” actuel et sa médiatisation, ne laisse aucune place aux réflexions critiques à son sujet et de son dogme mécaniste du vivant qui aboutit à ériger l’ignorance en savoir et entrave la recherche de compréhension du monde dans lequel nous vivons et dont nous ne sommes qu’un infime élément, et par conséquent notre compréhension de nous-même.
    Effectivement l’humilité devrait être de mise lorsque l’on se prétend scientifique, le vivant n’est pas une machine malheureusement elle est devenue minoritaire dans ce milieu …
    Bonne continuation

    1. Bonjour et merci pour votre commentaire.

      À mon tour, je souscris à vos remarques.

      Je pense que, d’une part l’exercice de la science a, quelque peu, perdu de sa noblesse en se détournant d’une logique philosophique pour rejoindre une dynamique davantage productiviste et capitaliste, et d’autre part elle s’est imprégnée d’un sacré religieux. Plus précisément, si le sacré religieux est en perte de vitesse depuis plusieurs siècles dans les sociétés occidentales (sécularisation), c’est parce que ce sacré religieux a été transféré sur le pôle scientifique.

      Les conséquences de cela sont, ni plus ni moins, ce que vous soulignez dans votre commentaire.

      Au plaisir de vous lire.

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